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Robert CAULIER, Président de l’UNAFAM94 accueil et ouverture
Monsieur Bernard TOMASINI allocution
Première table ronde :
Madame Marie-Anne MONTCHAMP, ancien Ministre, Députée du Val de Marne affirme sa solidarité pour la création de clubs où l’expression est libre, comme dans ce club de Bordeaux où un Monsieur a chanté un bel air d’Opéra ; c’était sa façon de s’exprimer. Le club doit être un lieu d'inclusion ou il n'y a pas de protocole, pas d'encadrement par un "sachant" .
Il
faut faire admettre que nous sommes TOUS en chemin de connaissances
; que la complexité, la variabilité des
personnes
et des situations existent, afin que mieux connue, la
problématique des personnes handicapées
psychiques
permette plus de financements.
Madame Odette GRAMAZIO fait un rapide historique de la création du même club, insistant sur la grande liberté d’expression qu’offrent les activités artistiques : dessin, peinture, et parle du bienfait pour tous des cours de gymnastique. Au nom de tous les adhérents elle souhaite que le nouveau local soit vite trouvé pour offrir encore plus d’activités et dans un meilleur confort.
Le club n'est pas un ghetto, mais un lieu où prévaut convivialité, amitié, réconfort moral. C'est un complément au service des soins où on parle d'autre chose que de la maladie ; même si la douleur, le désespoir y sont entendus et si tous les adhérents n'ont pas de parcours psychiatrique. Il s'agit d'aider à la reconnaissance de son handicap, mais pas comme stigmatisation.
Monsieur Jean-Joël LE MARCHAND, premier Maire Adjoint de Choisy le Roi soutient le Social Art Postal Club convaincu de ses bienfaits sur le moral de ses adhérents.
Madame Anne RAUZY, Psychiatre, chef de secteur, rappelle l’ objectif des psychiatres : favoriser les parcours, les passages, les relais. Pour nous soignants nous attendons que chaque personne soignée s'approprie le soin ; qu'elle aille du soin reçu à prendre soin d'elle même. Le club est un lieu/temps de ce parcours sur mesure. Il y a besoin de s'approprier ce lieu, d'entrer dans l'entraide.
Monsieur Bernard
MEILE, usager du Club de
la place des Fêtes de Paris parle de ses
différentes activités au sein de ce
club, des groupes de discussions où
l’écoute est réciproque. C’est une bonne façon de se
reconstruire pour les SDF.
"Le plus important dans le lieu : ce qui mène à une communication réciproque.
Quand on arrive au club de la Place des Fêtes, on se
trouve dans une grande salle d'accueil dans laquelle il y a des gens ; la parole
s'engage avec ceux qui sont là. Les débats philos, sur des sujets très généraux
permettent cet apprentissage à s'écouter les uns les autres. Il nous faut
réapprendre à être réceptifs à ce qu'expriment les autres.
Dans le club, on n'en repart pas avec une solution
aux problèmes avec lesquels on est arrivé, mais on peut se reconstruire,
retisser des liens, retrouver sa dynamique, avant d'aller se confronter avec
l'extérieur, avec les administrations. Au club, on peut réapprendre le rapport au collectif
qui remet la personne en marche, retrouver sa force pour entreprendre."
Suivent des échanges :
Mireille Vacheron parle de la convivialité et des amitiés
qui se créent au Club, elle précise que, loin des soins, on se retrouve comme
tout le monde, pas besoin de faire semblant….
Odette Gramazio rappelle que le Club n’existe pas
« contre » la médecine mais pour apporter un plus, pas pour remplacer
les soignants, mais pour apporter de la
solidarité dans le quotidien. Que c’est très important de ne pas être toujours
entre malades, et que le Club accueille aussi des gens qui sont simplement dans
la solitude, c’est pourquoi le Club préfère le mot « adhérent » parce que personne n’aime le mot handicap.
Que c’est déjà une difficulté pour les familles, un grand chamboulement
d’accepter ce mot.
Robert Caulier souligne qu’en effet il faut une formation
des parents au début de la maladie, que c’est une grande douleur pour eux et
leurs enfants malades. La souffrance est à prendre en compte : le respect
de cette souffrance.
Anne Rauzy rappelle que c’est du vécu qui se
passe dans les Clubs au sein de la
ville, du concret qui sert à lutter
contre « l’handicap du lien social ».
Bernard Meile, parle de l’exclusion des SDF et de son
bonheur de fréquenter les ateliers de « soin de soi » :
gymnastique, massage, piscine, etc….
Madame Marie-Françoise LIPP, Chargée de Mission handicap à
Fontenay sous Bois souligne qu’au delà
du soin, il
est capital « d’avoir
du temps pour soi avec les autres » d’où
l’intérêt des Clubs. La souffrance est dans le
regard des autres pour
tous les handicaps. Il est urgent de faire admettre aux concitoyens la
complexité des différents handicaps physiques ou
psychiques.
Le défit de la Loi est de « parler à tous les
français pour faire connaître le sujet et faire débloquer des budgets ». 
Pause
: l’assistance peut aller
de stands en stands, ils sont nombreux : Vivre, Les Amis de l'Atelier,
APSI, le Social Art Postal Club, Itinéraires et Rencontres,
UTOPSYA, Secteur 17, DDASS, MDPH (Maison Départementale des personnes handicapées), Unafam et admirer également l’œuvre graphique collective, peinte pendant notre colloque, et qui
restera dans la salle
de la Maison des Syndicats de Créteil.
Avant la deuxième table ronde , Daniel CHATELAIN (Unafam94) rappelle que les malades psychiques représentent 1% de la population générale (soit par exemple 12OOO personnes dans le Val de Marne) et présente une estimation des places nécessaires en structures dans notre département pour les personnes souffrant de troubles psychiques.
Au niveau des besoins, les minima par tranche de 100.OOO habitants sont : 1 foyer, 1 maison relais, 1 club (GEM) et 1 CAT
Deuxième table ronde : consacrée à la prise en compte des besoins dans les politiques locales :
Monsieur François GERAUD : pose la question de la répartition des rôles et responsabilités entre l'association d'adhérents et l'association de parrainage notamment pour le problème de la pérennité du club.
Monsieur Jean-Jacques HURPY : Les Amis de l'Atelier, qui gèrent la maison-relais de Chevilly depuis 3 ans, confirment que l'articulation maison-relais et SAVS répond aux besoins des personnes accueillies mais d'autres types de structures sont nécessaires en complément.
Monsieur Guy BAILLON :
après le soin intensif, la collaboration de tout l'entourage des
personnes handicapées est indispensable afin de créer les
actions sociales nécessaires qui peuvent éviter le retour
à un isolement déshumanisant.
exposé
Monsieur J.J Le Marchand A Choisy-le-Roi, la mise en place du conseil de santé mentale permet de faire travailler ensemble tous les acteurs. Par exemple : éviter la fermeture du dernier centre d'accueil et de crise du Val de Marne, porter et aider concrétement des projets tels que le Social Art Postal club.
Monsieur Christian FOURNIER : Le Conseil général du Val de Marne a déjà répondu aux besoins des personnes handicapées psychiques par la création de 60 places en SAVS et deux autres projets de tels services sont en cours de réalisation.
La mise en place de la Maison des personnes handicapées doit favoriser le travail collectif de tous les autres acteurs pour que les prises en charge sanitaires et sociales affinent leur complémentarité.
L'Unafam sera associée à la préparation du prochain schéma départemental des personnes handicapées. Dans celui-ci nous ne retiendrons que des projets réalistes, construits et présentés par des associations gestionnaires.