Allocution de M. Bernard TOMASINI   Préfet du Val de Marne

Monsieur le Président de l’UNAFAM ,
Madame la Ministre,
Monsieur le Vice-Président du Conseil Général,
Mesdames et Messieurs les présidents d’association,
Mesdames et Messieurs les Médecins,
Mesdames, Messieurs,

C‘est avec grand plaisir que j’ai répondu à votre invitation d’être parmi vous en cette première journée de la semaine d’information sur la santé mentale et dont le thème cette année, « la santé mentale dans la Cité », interroge sur l’accès à une citoyenneté pleine et entière des personnes présentant un handicap psychique. 

Cette question fondamentale, de (l’effectivité) de l’accès aux mêmes droits que l’ensemble de nos concitoyens, sous tend la réflexion qui a abouti le 11 février 2005 au vote de la loi « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » et à la reconnaissance du « handicap psychique » par cette dernière. 

En effet, partir de la personne, la reconnaître dans sa dignité, identifier ses handicaps dans la vie de tous les jours mais aussi reconnaître ses potentiels et prendre thème cette année, « la santé mentale dans la Cité », interroge sur l’accès à une citoyenneté pleine et entière des personnes présentant un handicap psychique. 

Cette question fondamentale, de (l’effectivité) de l’accès aux mêmes droits que l’ensemble de nos concitoyens, sous tend la réflexion qui a abouti le 11 février 2005 au vote de la loi « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » et à la reconnaissance du « handicap psychique » par cette dernière. 

En effet, partir de la personne, la reconnaître dans sa dignité, identifier ses handicaps dans la vie de tous les jours mais aussi reconnaître ses potentiels et prendre en compte ses aspirations et son projet de vie : cela constitue bien la logique de détermination du besoin de compensation en aides de toutes natures que prévoit  cette Loi. 

Ce droit à compensation du handicap inclut, vous le savez, pour les personnes présentant un handicap psychique, la création des groupes d’entraide mutuelle.

La loi du 11 février 2005 donne ainsi une  base légale aux différents groupes d’entraide mutuelle (les GEM) pour les personnes souffrant de troubles psychiques. Certains avaient été créés depuis de nombreuses années, en mode expérimental, sous l’appellation de « Clubs ». 

Ces clubs ont vocation à devenir, ou à être pour ceux qui existent déjà, , un véritable outil d’insertion dans la Cité, de lutte contre l’isolement et de prévention de l’exclusion sociale. 

Ces avancées de la Loi sont reprises dans le cadre du Plan gouvernemental « psychiatrie et santé mentale » pour les années 2005 à 2008. Ce plan a pour objectif d’apporter aux personnes souffrant de troubles psychiques une palette de réponses, dans une logique de prise en charge décloisonnée, afin de répondre aux besoins multiples des personnes : sanitaires, médico-sociaux, sociaux et sociétaux. 

Au plan départemental, cette approche globale des besoins des personnes a toujours été au centre de notre réflexion. C’est ainsi que les travaux préparatoires au SROS 3, le Schéma  Régional d’Organisation Sanitaire 3ème génération, ont été intégrés dans une dimension plus large qui a abouti au plan d’actions en santé mentale val-de-marnais autour de 5 thématiques :

Les patients au long cours, psychiatrie et précarité, enfants et adolescents, permanence des soins, psychiatrie et vieillissement.

Je sais , M. Le Président combien l’Unafam a été présente dans ces groupes de travail 

Je souhaite revenir sur la création des Groupes d’entraide mutuelle réaffirmée dans le Plan gouvernemental « psychiatrie et Santé Mentale ». Ces groupes, permettent d’offrir la possibilité aux personnes souffrant de troubles psychiques :

De rompre leur isolement grâce à l’existence d’un lieu convivial qui leur est propre, non médicalisé et ouvert sur la Cité

De retisser le lien social par le biais de rencontres et d’échanges, la pratique de tout type d’activités : culturelles,  sportives, de loisirs. 

De les aider à poursuivre leur travail d’autonomisation et leur offrir la possibilité de prendre eux-mêmes les décisions les concernant, en tenant           compte de la fragilité liée aux troubles psychiques.
 

20 MILLIONS d’euros ont été dégagés par le Ministre de la Santé en 2005 pour les GEM. Une centaine de GEM ont ainsi été créés, dont deux pour le Val de Marne : celui du « Social Art Postal Club » et celui « d’Itinéraires et Rencontres ».

De nouveaux projets de GEM seront financés en 2006 et 2007. Pour notre département, ce sont deux autres GEM qui devraient être financés cette année. 

Pour finir, c’est à nous tous, acteurs de  santé mentale : patients, familles, institutions, élus et citoyens de faire vivre et donner corps à cette belle ambition :      Permettre aux personnes présentant des troubles psychiques  d’être des citoyens comme les autres. 


Même si je dois vous quitter trop rapidement, je vous assure donc de mon soutien pour le développement des projets val de marnais dans le champ du handicap psychique.