Depuis
le vote de la loi du 11 février 2005, reconnaissant la maladie psychique comme handicap, et les décrets d’application,
des changements importants sont intervenus dans les modalités d’accès
aux droits des personnes reconnues handicapées.
En janvier 2006, création de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH), désormais guichet unique pour les personnes handicapées.
Puis en juin 2006, mise en place, au sein de la MDPH, de la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH) qui regroupe 2 secteurs : un secteur en direction des enfants qui remplace l’ex CDES, l’autre en direction des adultes (20 ans à 60 ans) en remplacement de l’ex COTOREPAu
plan légal, les attributions de la CDAPH sont définies comme suit :
orienter la personne
handicapée
désigner les
établissements et services d’accueil
apprécier
l’attribution de certaines prestations
reconnaître la
qualité de travailleur handicapé
- demande de l’AEEH (allocation éducative pour enfant handicapé)
- demande d’admission en service ou établissement à caractère médico-social
ressources
financières de base : l’AAH,
(allocation aux adultes handicapés),
la
reconnaissance de travailleur handicapé
l’orientation
professionnelle,
la capacité
de travailler en milieu ordinaire ou en milieu protégé
l’ entrée en
ESAT (anciens CAT) ou en CRP, qui nécessite la R.Q.T.H.,
l’admission
dans un service d’accompagnement : SAVS ou SAMSAH ,
l’admission
dans un établissement social ou médico-social : accueil de jour, foyer de
vie, foyer d’hébergement, maison-relais,
centre d’aide par le travail, devenu ESAT, que ce soit à titre
temporaire, ou permanent, foyer d’accueil médicalisé, maison d’accueil
spécialisé,
Si elles ont un taux inférieur à 80 % et sont reconnues « travailleur handicapé » afin de rentrer en ESAT ou en parcours d’insertion professionnelle, l’AAH peut leur être accordée sous condition pour une durée de 1 à 2 ans maximum. L’AAH est maintenue en cas d’admission en ESAT. La situation doit être revue en cas d’échec d’insertion. C’est alors que le dispositif RMI pourra être sollicité si l’aptitude au travail est reconnue.
Si
la situation s’aggrave, alors il s’agira d’obtenir une inaptitude au travail,
temporairement, afin que l’AAH puisse continuer à être versée.
Le
complément de ressources est à solliciter auprès de la MDPH. L’attribution d’un
taux d’incapacité à 80% est indispensable de même que la reconnaissance d’un
taux d’incapacité de travailler, inférieur à 5%. Ajoutons qu’il faut que le
demandeur occupe un logement indépendant.
La nouveauté de la loi, outre la création du complément de ressources d’un montant
modeste et répondant à des critères très stricts, c’est celle de la Prestation
de Compensation du Handicap (PCH) qui remplace l’ancienne
allocation compensatrice pour tierce personne (ACTP) qui était versée
uniquement en espèces aux personnes ayant un taux d’incapacité à 80%, et
besoin d’une tierce personne dans
l’accomplissement des actes essentiels
de la vie quotidienne…
aux critères
précédents s’ajoutent ceux de « surveillance régulière », , de besoin
de stimulation, de cas de douleur, de fatigabilité qui sont à prendre en compte…
Elle peut
être accordée cette fois-ci, quelque soit le taux d’incapacité. C’est une
nouveauté très importante !
C’est une
prestation « affectée » et versée directement à des membres de la
famille, qui peuvent recevoir une indemnisation ou à des professionnels
reconnus et agréés.
Cette
prestation fait l’objet d’un plan de compensation
personnalisé, élaboré par l’équipe
pluridisciplinaire de la MDPH, après visite sur place et
signé par
l’intéressé. Ce plan peut se diviser en 2 parties :
-
les aides
humaines, pour l’aide à l’accomplissement des actes de la vie quotidienne,
-
pour prendre
en charge la personne au niveau d’une surveillance régulière,
- qu’il
s’agisse d’un membre de la famille, ou par une personne extérieure rémunérée,
Qui peut remplir un dossier ?
le
demandeur, les parents, les service de
curatelle ou de tutelle. Et tous les services ou structures : SAVS,
CMP , services hospitaliers, structures à caractère social ou
médico-social.
Qui doit signer le document ?
le
demandeur, les parents, en plus le cas échéant, le curateur ou le tuteur.
Quand
remplir un dossier ?
à tout moment,
indépendamment de la date de renouvellement des aides, s’il se présente des
éléments nouveaux.
Comment remplir un dossier de demande ?
- en cas de
besoin, vous en trouvez auprès du CCAS de votre commune. La nouveauté, c’est
que désormais il existe 2, bientôt 3 bureaux d’accueil situés au RDC des locaux
de la MDPH,
-
les anciens
formulaires sont encore là ! Ils seront réformés plus tard…Précisons que
le certificat médical bleu peut être rempli soit par un médecin généraliste ou
psychiatre.
- Par contre,
lorsqu’il s’agit de la reconnaissance du handicap psychique, ou d’une demande
quelconque, un formulaire spécifique
est à faire remplir par un médecin psychiatre.
Que devient le dossier ?
- il va être
affecté, en fonction du domicile du demandeur, à l’un des 9 agents composant
l’équipe d’ instructeurs que l’on appelle : les « binômes »
remarque : A ce stade de la procédure, il faut faire attention au courrier envoyé à titre d’accusé de réception du dossier. Dessus figurent : le numéro de dossier ainsi que les coordonnées des personnes que vous pouvez appeler ou rencontrer le matin (de 9H à 12 H) .
- il va faire l’objet d’une évaluation dite de premier niveau, soit par un médecin, soit par un travailleur social. Puis pour une demande plus importante, :
il sera vu par un médecin généraliste ou psychiatre, sur place ; le cas échéant par un psychologue ou/et par un travailleur socialLa CDAPH cherche à obtenir le maximum d’informations pour prendre des décisions au plus près des besoins des usagers.
Si les parents estiment avoir des choses à dire importantes, de nature à éclairer les membres de l’équipe pluridisciplinaire et les membres de la Commission, ils sont invités à écrire un courrier bien structuré à l’attention du médecin coordonnateur de la CDAPH, immeuble PASCAL B, avenue du Général de Gaulle, 94 000- Créteil.
Ils peuvent aussi,
s’ils l’estiment nécessaire, demander à être reçus soit par un médecin , soit
par un psychologue, hors de la présence de leur enfant. Leur demande sera
examinée, puis acceptée ou refusée.
La
présence du demandeur et/ou de son représentant est possible en commission. En
cas d’opposition à la décision, un courrier peut être envoyé au titre d’un
recours grâcieux qui sera examiné en commission si nécessaire, en cas
d’éléments nouveaux.
Dans
les cas de demande d’ORP, il existe encore une instance spécifique appelée
« équipe technique » avec un médecin du travail qui ne figure pas
encore dans l’équipe pluridisciplinaire.
Un conseil : N’
hésitez pas à vous déplacer à la MDPH
si vous vous posez des questions.
Sinon, en cas de difficulté majeure,
joignez le siège de l’UNAFAM, 9 rue Viet, à Créteil. tél 01 41 78 36 90.
Nicole GENETE